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Manioc

Projet de « Valorisation énergétique des effluents issus des fabriques d’attiéké et appui à sa conservation durable »

La transformation du manioc frais en attiéké s’effectue de manière artisanale avec une grande consommation d’énergie dont la source principale est le bois de chauffe ou le charbon de bois. Aussi, le processus de fabrication de l’attiéké génère-t-il des effluents toxiques avec une charge polluante très élevée qui sont rejetés dans la nature sans traitement préalable. De plus, la conservation de l’attiéké sur une longue période demeure une préoccupation majeure pour les productrices, vu qu’il ne se conserve que sur trois jours maximum à température ambiante.

Pour promouvoir l’usage d’énergie renouvelable, la valorisation en bioénergie des effluents issus du processus de fabrication de l’attiéké est en cours de réalisation. Concernant le problème de conditionnement de l’attiéké, une technologie permettant de conserver l’attiéké sur au moins 03 mois a été développée par des chercheurs à l’Université Jean Lorougnon Guédé dont le Dr N’ZUE. Ces technologies de production de biogaz et de conditionnement de l’attiéké seront mises à la disposition des groupes cibles du projet que sont les transformatrices de manioc frais en attiéké de la Commune de Daloa, membres de la Société Coopérative Agricole « YEBO-EKON », en vue d’améliorer leur cadre de travail et contribuer à l’augmentation de leurs revenus. Le présent projet vise spécifiquement à produire du biogaz à partir des effluents générés par les fabriques d’attiéké pour sa cuisson in situ et mettre en place un système de conservation de l’attiéké sur une longue durée. In fine, le projet vise à transférer la technologie de production de biogaz et de conservation de l’attiéké aux productrices.

Mais Ce projet a une plus grande ambition, celle de créer un centre intégré de transformation du manioc en attiékè. Mais le processus de production de l’attiékè étant un processus salissant, cela permettra d’installer des machines adaptées qui permettront une production plus salubre. A la longue l’attiékè produit sur ce site de production pourra être contrôlé et certifié. Ces femmes qui quitterons leur campement pour bénéficier des dispositifs de ce site, pourrons y trouver des dortoirs, une crèche pour les enfant des femmes productrices afin de les mettre en sécurité pendant que les mères sont au travail, le site abritera aussi un centre de formation ou les uns et les autres pourrons renforcer leurs capacité dans bien d’autres domaines que celui de la production de l’attiékè. Ce centre intégré à enfin un volet énergétique car les rebus de la transformation de l’attiékè sont utilisés pour produire du courant.

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